La photobiomodulation (PBM), également connue sous le nom de thérapie par lumière de bas niveau ou low-level laser therapy (LLLT), utilise des longueurs d’onde spécifiques de lumière rouge et proche infrarouge (généralement entre 600 et 1000 nm) pour stimuler les processus cellulaires sans générer de chaleur destructive.
Cette approche non invasive agit principalement sur les mitochondries, augmentant la production d’énergie (ATP), modulant l’inflammation, favorisant la microcirculation et stimulant la synthèse de collagène et d’élastine. Elle présente un intérêt croissant en gynécologie (mais pas seulement), notamment pour l’atrophie vaginale (ou syndrome génito-urinaire de la ménopause) et la cicatrisation des tissus.
Mécanismes d’Action de la Photobiomodulation
La PBM interagit avec le cytochrome c oxydase dans les mitochondries, libérant de l’oxyde nitrique et réduisant le stress oxydatif. Cela entraîne :
- Une augmentation de la prolifération cellulaire (fibroblastes, kératinocytes).
- Une stimulation de l’angiogenèse (formation de nouveaux vaisseaux sanguins).
- Une réduction de l’inflammation et de la douleur.
- Une accélération de la production de matrice extracellulaire, notamment du collagène.
Ces effets sont particulièrement pertinents pour les tissus vaginaux, qui deviennent plus fins, secs et fragiles après la ménopause en raison de la diminution des œstrogènes.
Bénéfices sur l’Atrophie Vaginale
L’atrophie vaginale touche de nombreuses femmes ménopausées, provoquant sécheresse vaginale, irritations, dyspareunie (douleurs lors des rapports), fissures et infections vaginales récurrentes. La PBM offre une alternative thérapeutique non hormonale, surtout pour les patientes avec contre-indications aux œstrogènes (ex. : antécédents de cancer hormonodépendant), mais aussi en complément d’un traitement hormonal local.
- Études et résultats cliniques
Des recherches préliminaires, dont celles utilisant des dispositifs transvaginaux (comme MILTA), montrent une amélioration significative des symptômes du sdr. génito-urinaire : une sécrétion vaginale qui redevient normale, une amélioration de l’élasticité tissulaire, une réduction de la douleur et meilleure fonction sexuelle, accompagné d’un confort au niveau vaginal. - Une étude qui date déjà de 2019 et d’autres nombreux travaux indiquent une amélioration des scores d’indice de santé vaginale, avec une restauration de l’épaisseur épithéliale et une normalisation du pH.
- En Europe, des praticiens rapportent une efficacité autour de 75 % après 6-8 séances courtes (environ 15 minutes), avec réduction de la sécheresse, des fissures et des irritations. La flore vaginale se rééquilibre souvent, avec un pH redevenant normal.
La thérapie est très bien tolérée, indolore et sans effets secondaires rapportés dans les études sur la PBM non ablative (contrairement aux lasers fractionnés ablatives CO2, qui font l’objet de débats et d’avertissements réglementaires sur leur sécurité à long terme).
Conclusion
La photobiomodulation représente une avancée thérapeutique intéressante pour soulager l’atrophie vaginale et optimiser la cicatrisation. En stimulant les mécanismes naturels de réparation cellulaire, elle améliore la qualité de vie de nombreuses femmes, même sans recourir systématiquement aux hormones. La PBM a déjà sa place dans la pratique gynécologique courante.
Le Centre ARTEMIS propose cette technique avec le dispositif MILTA depuis plus de deux ans, avec de très bons résultats sur l’atrophie vaginale et les problèmes qui en découlent.